Générations
Est-ce que vous vous ennuyez ? Et cela vous plaît ? Il semblerait que cette attitude appartienne à la génération Z, celle qui est née entre 1996 et 2012. Si l’on va trop loin dans cette direction, on peut aboutir à un bore-out, c'est-à-dire qu’on s’y ennuie à mourir. La dépression menace.
D’autre part, la Gen Z, ou zoomers (dénomination qui rappelle les boomers, nés du baby boom) est très familière de l’internet, hyper connectée, non conformiste, soucieuse des questions de société. Elle a des positions assez ambigües, à la fois écologique et consommatrice de produits polluants.
Nomenclature
Les notions de génération sociale sont devenues très à la mode. Cet intérêt a abouti à une nomenclature qui s’allonge, vu l’accroissement de la longévité. Si j’ai débuté avec les Z, c’est parce qu’ils sont nombreux et font souvent parler d’eux actuellement. Mais reprenons la liste à partir du siècle précédent.
1900-1930 : génération grandiose, qui aime le luxe
1930-1945 : génération silencieuse, prudente, respectueuse de l’autorité
1945-1965 : baby boomers, forte croissance démographique
1965-1980 : génération X, enfants de la crise, qui cherchent un équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle
1980-1996 : génération Y, valorise le travail
1996-2012 : génération Z (voir plus haut)
2012-2025 : génération Alpha, exposée à l’IA (intelligence artificielle)
2025 … : génération Bêta (n’est pas forcément bête !) mais sera centrée sur l’IA
Ne me prenez pas au mot. Je suis certaine que chacun y voit des caractéristiques bien différentes. En envisageant notamment l’influence des nombreuses zones géographiques. Mais j’avoue que je me suis simplement basée sur des données fournies par internet.
Influences
L’historien du 5e siècle avant J.C. Hérodote parlait déjà de générations : il situait trois générations en un siècle, indiquant combien elles étaient influencées l’une par l’autre et par des événements fondateurs, créant ainsi des mentalités particulières.
Sans entrer dans les détails, on note souvent des conflits entre générations, notamment entre pères et fils.
Personnellement, j’ai remarqué une différence en discutant avec une amie d’un âge avancé. Nous écoutions à la radio des chansons de diverses époques. La seule qui lui plaisait vraiment était celle de Little Richard. Or le chanteur américain était né la même année qu’elle, il y a 92 ans.
Futur
Un ouvrage fort savant (pourvu de sept pages de bibliographie) du philosophe américain Samuel Scheffler pose la question : « Pourquoi se soucier des générations futures ? (Ed. Eliott, coll. L’Ordre des raisons, 2025). La réponse est si complexe que Benoit Gaultier, directeur de la collection et son traducteur, s’est senti obligé de contextualiser l’ensemble dans un avant-propos explicatif.
L’auteur propose plusieurs raisons, principalement morales, de donner une réponse positive à sa question. « Sans confiance en la survie future de l’humanité, notre capacité à trouver de la valeur à nos activités actuelles serait érodée ».
Scheffler achève en ajoutant que « si nous élargissons notre horizon, nous découvrirons peut-être avoir encore plus de raisons que nous ne le pensons de nous soucier du sort des générations futures ».
Pour la jeunesse
Une journaliste française, Salomé Saqué, âgée de 31 ans, se lance dans l’aide à la jeunesse, qui, dit-elle n’est pas assez prise en considération. Elle a d’ailleurs publié avec succès Sois jeune et tais-toi, réponse à ceux qui critiquent la jeunesse (Ed. Payot, 2023).