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Victoires

Sa victoire en 2 minutes 13.50 du slalom géant des Jeux olympiques dimanche 15 février à Cortina - lui rapportant 180.000 € (sans impôts) - a fait de Federica Brignone, selon un commentateur de la TV romande, la plus grande skieuse italienne de tous les temps.

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Sa médaille d’or – 6 gr. d’or enchâssés dans 500 gr. d’argent – ne vaut guère plus de 1000 dollars…

Cet exploit ne peut que réjouir les Italiens puisque la championne de 35 ans, 1m.68 et 57 kg, est née à Milan, et que sa mère était aussi une championne de ski alpin. De plus, Federica se remettait sur les skis après avoir passé des semaines dans une chaise roulante à la suite d’un accident survenu au printemps dernier. Les soins douloureux l’ont suivie jusqu’à aujourd’hui encore. On l’avait d’ailleurs déjà célébrée, car c’est elle qui avait été choisie pour porter le drapeau italien à la cérémonie d’ouverture des Jeux.

Non sans raison. En 2020 elle avait été en tête de la Coupe du monde et elle avait reçu un nouveau Globe l’an dernier grâce à dix victoires.

Deux Scandinaves l’ont rejointe sur le podium, ex aequo à 62e de seconde, la Norvégienne Thea Louise Stjernesund et la Suédoise Sara Hector.

 

Chez les hommes, la victoire a souri à un Brésilien né à Oslo, Lucas Pinheiro Braathen, 25 ans. Il avait débuté sous le drapeau norvégien hérité de son père, mais à la suite d’un conflit administratif, il choisit la nationalité brésilienne, du côté de sa mère, en 2024.  Il s’est fait connaître non seulement comme un brillant skieur, mais comme un amateur de la mode et de l’art.

Son nom difficile à prononcer laisse plutôt la place à ses deux poursuivants du slalom géant de samedi.

Mieux connus dans nos contrées, Marco Odermatt et Loïc Meillard nous ont beaucoup déçus. On avait fermement compté sur eux pour dorer le blason helvétique. Si brillant jusque-là, Odermatt, au lieu d'or, a dû se contenter de l'argent et du bronze durant ces Jeux.

Tennis

Dans les sports individuels, le tennis a aussi apporté son lot de surprises, récemment, chez les dames.

Au dernier tournoi du grand chelem en Australie, on attendait la solide Biélorusse de 27 ans, Aryna Sabalenka (dont on n’indique plus la nationalité dans les listes, faut-il s'en étonner ?), en tête du palmarès féminin depuis pas mal de mois. Or ce fut sa jeune rivale, Elena Rybakina, 25 ans, qui l’emporta.

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Celle-ci, Russe à la naissance, avait adopté la nationalité kazakhtanaise en 2018. Depuis sa victoire à Wimbledon en 2022, elle avait empoché une série de titres. Elle avait cependant gardé une dent contre Sabalenka qui l’avait battue en 2023. Cette année, elle vient de prendre sa revanche à Brisbane. De plus, elle a gagné une jolie somme au Masters WTA de Riyad l’an dernier.

Du côté des hommes, le grand chelem à Melbourne pour le jeune Espagnol Carlos Alcaraz contre Novak Djokovic n’a pas surpris. Toutefois, il n’avait pas encore réussi à s’imposer en Australie, et il lui fallut quatre manches et trois heures pour battre son aîné âgé de 38 ans !

A 22 ans, Alcaraz avait déjà inscrit six grands chelems à son compteur. Faut-il les rappeler ? New York, Wimbledon, Roland Garros, deux fois chacun.  Il rattrapera certainement le Serbe dont les 24 victoires ne lui font pas peur.  Dimanche 1er février, il l‘a privé d’un vingt-cinquième et sans doute dernier grand chelem.

Différence

Lorsque l’on compare ces différents succès, on ne peut que s’étonner de constater qu’un skieur peut s’imposer en moins de trois minutes et qu’un joueur de tennis a dû combattre plus de trois heures.

Et ne parlons pas des vingt-et-un jours et 76 heures dont le Slovène Tadej Pogacar a eu besoin pour s’adjuger le Tour de France cycliste en 2025.  

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